Controle technique - Tesla - voiture électrique

Tesla : sa succès story décryptée par notre contrôleur technique

Dans ce format un petit peu inédit et plus détaillé, Dekra Montpellier vous explique la raison pour laquelle Tesla domine le marché de la voiture électrique.

Tesla est un constructeur automobile américain, dont le siège social est basé au Texas, à Austin. L’entreprise a été fondée en 2003 par Martin Eberhard et Marc TarpenningElon Musk rejoint la société en 2004 pour prendre le poste de président du conseil d’administration puis en devient le PDG en 2008.

Montrer du doigt à sa création par ses confrères qui ne croient pas au changement automobile si rapide, Tesla a cependant vu le cours de ses actions grimpées. En 2020, le cours de l’action Tesla a augmenté de 740 % et le , sa capitalisation boursière a atteint 848 milliards de dollars, soit plus que les neuf autres plus grands constructeurs automobiles réunis. Certains analystes, comme Ryan Brinkman de JPMorgan Chase, ont suggéré aux investisseurs de faire preuve de prudence car Tesla était « dramatiquement » surévalué.

Pour information, Testa a implanté ses usines dans trois villes différentes, sur trois continents :

  • Shangaï en Chine en 2019
  • Texas aux Etats-Unis en 2020
  • Berlin en Allemagne en 2022

Un peu d’histoire : d’où vient le succès mondial de la marque ?

Le pari était jugé fou à sa création en 2003. Il faut avouer qu’à cette période peu de personnes pariaient sur le succès de la voiture électrique. La combinaison parfaite entre le design innovant de leurs modèles et l’autonomie supérieure à la concurrence est à mon sens la principale raison de ce succès.

Historique de la marque Tesla :

2005 : Création d’un roadster, qui sera produit de 2008 à 2012.

2008 : Elon Musk devient PDG.

2010 : Début de fabrication du modèle S. La même année Tesla rentre sur le marché boursier.

2012 : Début de la commercialisation du modèle S.

2014 : Tesla dévoile un système d’autopilote. La marque rend ses brevets accessibles à tout le monde.

2015 : Lancement du modèle X. Malgré la notoriété grandissante de la marque, Tesla fini le troisième trimestre 2015 avec un déficit de plus de 180 millions de dollars.

2017 : Tesla motors raccourci son nom pour devenir TESLA. En juillet 2017, c’est le début des ventes du modèle 3.

2020 : Livraison des premiers modèles Y.

Les différents modèles TESLA : la principale raison du succès

  • Roadster

Très peu connu, le projet blackstar, en partenariat avec Lotus pour le châssis, a donné naissance à la toute première voiture du groupe Tesla. Son coût de fabrication, qui est passé de 25 millions de dollars à 120 millions de dollars, a bien failli faire plonger la marque. Tesla n’a pas gagné d’argent sur ce projet, mais il est évident que l’expérience acquise a servi aux projets futurs.

  • Modèle S

La tesla modèle S est la voiture électrique qui aura marqué l’histoire automobile. Le pari de partir sur une voiture haut de gamme était osé. Malgré son tarif élevé, le succès de ce véhicule est en partie dû à sa grande autonomie, sa puissance et sa technologie innovante, rappelant le fonctionnement des smartphones. La fiabilité du modèle est approuvée par les taxis. Le modèle S a servi d’exemple pour la création des autres modèles.

  • modèle X

La tesla modèle X est le premier SUV du constructeur américain. Il a été conçu pour avoir le coefficient de traînée aérodynamique le plus faible du segment ainsi que le plus grand volume de chargement. Il est possible de le commander en 5, 6 et 7 places. Les portes Falcon Wing permettent un accès optimal aux places arrières, une démarcation qui a permis de faire beaucoup parler. La puissance du SUV peut dépasser, selon les modèles, les 1000CV pour une autonomie WLTP dépassant les 500 KM. Il est équipé d’une transmission intégrale.

Il est présenté par le constructeur comme étant « plus rapide qu’une Porsche 911 et plus spacieuse qu’une Audi Q7 ».

Il possède en plus de cela la garantie moteur et batterie 8 ans, kilométrage illimité.

  • Modèle 3

La modèle 3 est la voiture électrique la plus vendue au monde à ce jour. C’est la voiture la moins chère du catalogue Tesla. La sécurité a été mis au centre de sa conception lui permettant d’obtenir 5 étoiles au crash test EURO NCAP. Comme le reste de la gamme, elle est équipée d’un grand écran tactile regroupant les fonctions du véhicule. L’habitacle est spacieux grâce aux nombreux espaces de chargement (coffre avant, arrière et plancher). La modèle 3 est proposée en transmission intégrale ou propulsion. L’autonomie dépasse les 500 kilomètres pour une puissance supérieure à 300CV. Pour les versions « grandes autonomie et performance » il est possible de recharger 80% de la batterie en trente minutes sur des bornes de recharge prévues à la charge rapide.

  • modèle Y

Esthétiquement, le modèle Y ressemble au modèle 3, avec qui il partage la même plateforme. On pourrait dire que c’est une déclinaison SUV. Il est un peu plus imposant. Pour des histoires de coût et d’identité visuelle, l’intérieur est sensiblement équivalent au modèle 3. Tesla déclare que 25% du véhicule est différent. Il hérite des bons résultats en termes de sécurité, ce qui est encore plus percevable sur ce SUV. Son centre de gravité est abaissé grâce aux poids des batteries dans le plancher, gommant la sensation de balancement procurée par ces 18 centimètres de haut. L’autonomie est quant à elle moins importante sur la version standard, environ 360 kilomètres. Pas de panique, les deux versions supérieures garantissent 500 kilomètres. Elon Musk vise sur le modèle Y pour devenir la voiture la plus vendue au monde, malgré le fait que sur ce modèle, les consommateurs trouvent que l’agrément de conduite et la visibilité arrière sont souvent décrié, au regard du reste de la gamme.

  •  Modèle Cybertruck :

Le cybertuck devrait être le premier pick-up de la marque Tesla. Le mot d’ordre est robustesse, que ce soit dans la structure en acier inoxydable ou au niveau des vitrages blindées. Il est prévu avec une suspension pneumatique permettant d’adapter le confort à chaque type de piste. Conçu pour être très modulable, à l’image des 6 places prévues sur deux rangées ou encore le plateau pour recevoir un quad ou un aménagement camping. L’autonomie est dans la même fourchette que le reste de la gamme, supérieure à 500 kilomètres. A en croire son PDG, le cybertruck devrait accélérer plus fort qu’une Porsche 911.

Pour s’adapter à chaque besoin, le cybertruck devrait voir le jour en deux versions : un modèle pour le marché américain et un pour le marché européen avec un véhicule plus petit mais tout de même comparable au Ford ranger.

Nous pouvons penser que la priorité d’Elon Musk est de prendre des parts du marché américain, ou les pick-up sont très demandés. Il faut plus qu’espérer que le retard de livraison des premiers modèles ne va pas inciter les clients à s’orienter sur les best-sellers du segment qui passe également au verre comme le Ford F150 Lightning et le GMC hummer EV. Devrons-nous attendre comme pour le Dodge Ram l’horizon 2024 ?

  • Modèle roadster II :

La deuxième génération de roadsters Tesla prend du retard au niveau de la commercialisation. Initialement prévues pour 2020, les premières livraisons ne seront pas réalisées avant 2023. Pour Tesla, ce retard est principalement dû à la crise mondiale des semiconducteurs. Si les promesses sont tenues, le supercar devra avoir une autonomie de 1000 kilomètres avec une vitesse de pointe supérieure à 400 Km/h. Prévu en transmission intégrale avec quatre places à bord.

Pour les plus volontaires, la précommande est d’ores et déjà possible pour la somme de 43000 euros.

  • Modèle 2 ou modèle Q :

Tesla prévoit la fabrication d’un modèle électrique, compact et citadin, pour environ 25 000 euros. D’abord appelé modèle 2, le choix se tourne sur modèle Q pour la première voiture low-cost du marché. Si le véhicule garde une autonomie identique aux autres modèles, il reste fort à parier du succès du modèle Q.

Toujours suite au problème des semi-conducteurs, aucune livraison n’est prévue avant 2023. Reste à voir si la volonté de la marque de faire une voiture Full Self-Driving sera respectée. Pour rappel, ça consiste en un nouveau système de conduite autonome sans volant.

Les fonctionnalités et services des modèles Tesla : la technologie au service de l’humain

Le mode Autopilot

Tous les véhicules seraient équipés de l’autopilot, mais opérationnel en option sous deux versions :

  • Autopilot :

Le pack comprend, la navigation en Autopilot, le changement de voie auto, le parking auto et la sortie auto et intelligente.
Sur l’autoroute, le changement de voie auto positionne votre véhicule dans la meilleure voie pour préparer les insertions et sorties, ainsi que le dépassement des véhicules lents. Les conducteurs bénéficient d’informations claires sur les changements de voie à venir et sur la personnalisation de la fonctionnalité « changement de voie auto ».

  • Capacité de conduite entièrement autonome :

Toutes les fonctionnalités de l’Autopilot de base en rajoutant la reconnaissance et réaction aux feux de signalisation et aux panneaux de stop. Tesla espère prochainement rajouter la conduite automatisée en ville.

Une dernière innovation de Testa en matière de voiture autonome : Volant yoke. Ce demi volant est un pas de plus vers la voiture autonome sans volant, tant désiré par le constructeur automobile Tesla.

Les superschargeurs

Tesla déploie un réseau de bornes de recharge ultra-rapide, appelées superchargeurs, qui permettent de recharger une Tesla très rapidement. Si les premiers clients ont pu bénéficier des superchargeurs « à vie », les nouveaux doivent désormais s’acquitter de frais de recharge en fonction des pays. En France, le prix de la recharge par les superchargeurs est fixé à 0.24 €/kWh.

Grâce à l’application Tesla, l’automobiliste visualise en temps réel l’état d’avancement de la recharge et reçoit une notification quand la recharge de la batterie a atteint environ 80%. Pour ce faire, il faut compter environ trente minutes en charge rapide.

Maintenance :

Il faut savoir que tout opérateur voulant travailler sur un véhicule électrique, dois être en possession d’une habilitation spécifique en cours de validité.

  • garagiste : Vous retrouvez les informations nécessaires dans le manuel du propriétaire. Contrairement aux véhicules thermiques, les véhicules électriques ne nécessitent pas d’entretien courant à proprement dit. Lors de la révision sur un moteur thermique, le garagiste remplace l’huile, le filtre à huile, le filtre à carburant et à air, si besoin les bougies, etc… Sans compter le remplacement de la courroie de distribution. L’usure des plaquettes de frein est beaucoup moins rapide grâce au freinage récupératif qui recharge la batterie tout en réduisant la vitesse du véhicule. Pour faciliter vos révisions, tesla a ouvert une agence sur Montpellier.

Attention malgré cette bonne nouvelle pour votre porte feuille, il reste important de rester vigilant sur l’entretien de votre véhicule.

Les certifications garantissent aux clients un travail dans le respect des règles, identique à l’origine.

  • Contrôle technique : Et oui, les véhicules électriques sont soumis au contrôle technique comme tout autre véhicule circulant sur voie publique. Le véhicule doit donc passer un contrôle technique périodique avant la date anniversaire des 4 ans du véhicule puis une fois tous les deux ans à date anniversaire.

Vous allez me dire, « il n’y a pas la pollution à vérifier ». C’est vrai, mais nous vérifions tout le reste comme la suspension, la direction, le freinage, l’éclairage, les pneumatiques, le châssis et en plus pour la partie spécifique de l’électrique, 11 points supplémentaires comme le faisceau électrique, la batterie de traction, la prise de charge, etc… Pour réaliser le contrôle technique de votre Tesla proche de Montpellier, toute notre équipe de contrôleurs est habilitée B2XL, garantissant la pratique des gestes de sécurité pour l’inspection de votre véhicule Tesla.

Afin de contrôler le bon état de votre câble de charge lente, pensez à le prendre avec vous lors du contrôle technique chez DEKRA Montpellier.

Contrôle technique – Tesla : voyons les diverses avis

Ayant passé plusieurs Tesla au controle technique, nous avons pu parler avec les clients sur leur opinion en tant que consommateur. Etant moi-même dans le milieu automobile depuis 20ans, je vous donnerais mon avis sur la marque en toute objectivité et transparence.

Les avis et ressentis de nos clients

  • Positifs :

-Economie de carburant.

-Silencieux.

-Puissance élevée.

-Comportement routier (surtout pour les berlines).

-Récupération efficace de l’énergie à la décélération.

-Technologie embarquée.

  • Négatifs :

-Qualité de finition moindre (à part sur le tableau de bord) comparée aux véhicules allemands.

-Il faut faire attention à la vitesse sur autoroute, entre l’absence du bruit moteur et les performances de l’auto, difficile de respecter les limitations de vitesse.

-Ecran principal mal placé. Il aurait été plus judicieux de l’orienter un peu plus vers le conducteur en sachant que tout est concentré dessus. Tendance à déconcentrer de la route pour appuyer sur un bouton.

-GPS manque un peu de précision.

Enfin dernier point : très en vogue, il en ressort souvent une impression feel good de sentir que la voiture est écologiste même si tout le monde sait, qu’au fond elle ne l’est pas totalement.

L’avis du contrôleur technique

J’ai un avis assez partagé. Je ne pense pas que la marque Tesla soit forcément meilleure que les autres marques mais je pense que la marque a su s’implanter au bon moment quand les autres constructeurs n’étaient alors qu’à des prototypes. L’autonomie proposée par la marque ainsi que la technologie embarquée qui avouons le, est avant-gardiste, ont été les facteurs principaux de ce succès fou. La communication autour du PDG Elon Musk, qui a su faire parler de lui est aussi une raison du succès de la marque. Il en est de même pour sa façon de suivre l’actualité et on pourrait même dire de déclencher l’actualité. Prenons l’exemple des bitcoins, lorsque Tesla a informé qu’il n’était plus possible de payer sa voiture en bitcoins, le cours de cette monnaie virtuelle a chuté. Cela montre bien que Tesla est avant-gardiste dans son design, sa technologie mais aussi sa communication et son image de marque : ces trois composantes étant sûrement les clefs de son succès.

Prenant le critère de fiabilité. Pour l’instant, Tesla est valorisé en fiabilité, à la même place que Toyota qui n’a plus besoin de faire ses preuves de fiabilité depuis longtemps. En effet, il est fréquent de voir sur les sites de ventes de voitures d’occasion, des Tesla S ancien taxi dépassant les 500 000 kilomètres. Si la fiabilité persiste avec le vieillissement des voitures électriques, la comparaison pourra vraiment être validée.

En laissant de côté ma crainte envers l’électrification de masse de l’industrie automobile qui risque de se répercuter sur le prix direct d’une recharge et le risque d’attendre des heures devant une borne de recharge que ce soit son tour, je pense qu’une personne qui fait entre 50 et 200 km par jour devrait s’orienter vers un véhicule vert. Bien sur il faut prendre d’autres critères, comme la possibilité de recharge facile sur son lieu d’habitation ou de travail, ou les aides de l’état pour remplacer son ancien véhicule polluant.

Dans notre centre de contrôle technique, nous observons déjà fréquemment l’écart d’avis de nos clients entre le moment ventant les options de son véhicule lors du 1er passage au contrôle (4 ans du véhicule) et quelques années plus tard quand cette même option a coûté beaucoup d’argent pour faire les réparations. Par exemple, comment va vieillir cet écran regroupant toutes les fonctions du véhicule, ou ce système d’ouverture via application ?

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