Controle technique : comment devient-on contrôleur ?

Devenir contrôleur technique : quelle formation ?

Le contrôle technique a été instauré en France en 1992. Depuis, plusieurs milliers de contrôle sont passés chaque jour par des contrôleurs techniques, qui vérifient l’état de votre véhicule. Dekra Montpellier vous explique la formation nécessaire pour devenir contrôleur technique automobile.

Contrôleur technique : les conditions

Numéro 1 : prérequis technique

Pour devenir contrôleur technique, il faut tout d’abord être mécanicien. À la création du métier, un CAP en maintenance automobile était suffisant mais depuis la réforme de 2018, une formation de niveau 4 est obligatoire pour pouvoir passer la formation de contrôleur.

Il existe plusieurs façons d’obtenir ce niveau 4 :

  • BAC pro maintenance automobile (option : Voitures particulières ou Véhicules industriels ou Véhicules de transport routier).
  • BTS maintenance automobile (option : Véhicules particuliers ou Véhicules industriels).
  • Diplôme d’expert automobile.
  • CQP ou titre professionnel.

Numéro 2 : prérequis judiciaire

Il est impératif d’avoir le casier judiciaire B2 vierge pour demander un agrément préfectoral. Ce dernier étant l’agrément qui est fourni une fois la formation terminée et validée. Le contrôle technique étant un service de délégation public, l’état veut s’assurer de la bien vaillance des contrôleurs.

La formation de contrôleur technique

Vous l’avez compris, pour devenir contrôleur technique, il faut que la mécanique ne soit plus un secret pour vous. La durée de la formation est d’environ 9 semaines dont quelques semaines en entreprise, en stage dans un centre de contrôle technique. Vous pouvez faire cette formation auprès de plusieurs organismes comme l’AFPA ou pôle emploi.

Maintien de qualification contrôleur

Pour garantir une formation optimale et se former aux nouvelles technologies, le contrôleur technique doit :

  • Effectuer chaque année une formation de minimum 20 heures.
  • Recevoir un audit favorable tous les 2 ans.
  • Réaliser au minimum 300 contrôles techniques périodiques par an.

Cet agrément peut être retiré ou suspendu, par le préfet, si les conditions imposées lors de son agrément ne sont pas respectées ou s’il est constaté un manquement aux règles fixant l’activité de contrôleur.

Nous nous devons d’être impartiaux dans nos critères de délivrance des défauts et il est évident que pour les mêmes raisons, un contrôleur technique, même s’il a toutes les compétences nécessaires, n’a pas le droit de faire de la mécanique. Imaginons que nous vous mettons en contre-visite par exemple pour des pneumatiques et que nous vous proposons de vous les remplacer. Il pourrait toujours avoir le doute sur le réel besoin de les remplacer, ce qui créerait un conflit d’intérêt.

Notre métier est une délégation de l’état pour garantir la sécurité de tous les usagers de la route et nous nous efforçons de le faire le plus justement possible. J’espère que ces informations vous seront utiles pour comprendre le rôle du contrôleur technique.

 

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